Différents systèmes de fermeture existent pour les justaucorps :
Goutte dans le dos
Lorsqu’on regarde les justaucorps à manches longues et col montant, il s’agit du système le plus courant. Selon les habitudes, les gouttes peuvent être finies soit avec un élastique, soit avec un simple ourlet, et l’attache peut être réalisée avec un ou plusieurs boutons pressions, petits crochets métalliques (comme sur un soutien-gorge), attache en plastique ou velcro, sur une hauteur plus ou moins grande selon le style du col.
CrochetsAttaches plastiqueBoutons pression
Goutte devant
Un peu plus rare, la goutte peut aussi être devant, si le modèle le permet. Dans ce cas, il faut faire attention à ce que cela ne se transforme pas en trop grand décolleté. Il est aussi possible de créer plusieurs petites gouttes en mettant une attache au milieu de celle-ci.
Fermeture éclair
La fermeture éclair est la solution la plus évidente lorsque le dessin du dos est haut dans le dos et qu’une goutte le couperait. Elle est généralement choisie couleur chair, ou de la couleur majoritaire du dos, pour ne pas être visible. Ce n’est pas la solution la plus simple pour les amateurs, car bien coudre une fermeture éclair, particulièrement si on la souhaite « invisible » est très technique. Il faut aussi prendre garde à ne pas coudre la fermeture sur toute la longueur du dos : une grosse moitié suffit pour pouvoir enfiler facilement le justaucorps tout en conservant l’élasticité du tissu lorsque la gymnaste se baisse, ainsi que l’adhérence du justaucorps dans le bas du dos lorsqu’elle se cambre.
Col ouvert
C’est de toute évidence le système qui nécessite le moins de travail, et qui se démocratise de plus en plus, notamment avec les justaucorps à bretelles. Il faut cependant prendre garde aux normes sur les justaucorps (devant : la hauteur de la moitié du sternum, derrière : la ligne de base des omoplates).
Fermeture sur l’épaule
Vu une fois en compétition, c’est un système que j’ai trouvé original, de boutons fermant une ouverture sur l’épaule. Les boutons s’intégraient bien au modèle choisi. C’est aussi possible sur les 2 épaules et avec d’autres systèmes comme les crochets métalliques et les fermetures-éclair.
Si les professionnels utilisent généralement une surjeteuse pour obtenir les points d’assemblage (côtés, taille, manches…), ils utilisent une machine standard pour coudre les motifs, en point zig zag.
Points réalisés à la surjeteuse
Comme tout le monde n’a pas la possibilité d’avoir une surjeteuse (je n’en ai pas non plus), il est tout à fait possible de faire un justaucorps de A à Z avec une machine normale.
Pour coudre les motifs (endroit sur envers), un point zig zag ni trop long (pas assez élastique) ni trop serré (ondule le tissu) suffira.
Coutures en zig zag
Pour assembler les pièces (couture endroit sur endroit), il existe sur la plupart des machines un zig zag 3 points, plus solide et aussi élastique que le zig zag. Si ce point n’existe pas sur votre machine, vous pouvez très bien coudre en zig zag normal. Mais dans ce cas n’hésitez pas à passer 2 fois.
Zig zag 3 points
Je n’ai pas de conseil particulier à donner à ceux qui veulent se lancer dans la couture de justaucorps à la main, parce que ne l’ayant jamais fait, la seule chose qui me vient à l’esprit est « Oh mon dieu ! je n’aurais jamais la patience »…
Le patron est le Saint Graal dans le milieu des justaucorps. Vous n’en trouverez pas facilement, ou en tout cas, pas gratuitement. Il est possible d’acheter sur internet ou dans des magasins spécialisés. Pour ma part, je trouve plus simple d’utiliser un ancien justaucorps qui va encore à la gymnaste (ou pas. Dans ce cas il suffit d’augmenter les mesures en conséquence), de le mettre à plat, d’étudier la façon dont il est fait, et de prendre les mesures dessus. Il suffit ensuite de reporter les formes sur du papier ou de vieux tissus pour obtenir un patron, sur lequel on pourra même dessiner les motifs de son justaucorps !
En pratique, vous devriez vous retrouver, plus ou moins, avec des pièces comme celles là :
Attention ! inutile d’agrandir ce dessin pour l’utiliser comme patron, ça ne fonctionnera pas, c’est juste un exemple.
Le justaucorps va devoir suivre les mouvements de la gymnaste, il doit donc être réalisé dans un tissu extensible. En général les tissus utilisés sont en lycra ou dérivés.
Le velours
Le velours a eu sa gloire à une époque, puis a été un peu abandonné, car il tenait trop chaud. Il revient maintenant en force, car il permet de varier les textures sur les justaucorps. C’est un tissu extensible dans les 2 sens, dont le tissage comprend des « poils », un peu comme une moquette, mais en plus fin. Il est donc plus épais qu’un lycra, et aussi plus chaud. Le velours peut être « plat » ou « froissé ».
Le « plat » est beaucoup plus utilisé de nos jours que le « froissé », mais il faut faire attention au sens de celui-ci, au moment de la couture : Les poils sont tous orientés dans le même sens, donc reflètent la lumière de la même façon. Lorsqu’on coud 2 morceaux de velours côte à côte, ils faut donc qu’ils soient orientés dans le même sens, sinon la couture se verra, et on aura l’impression que les 2 morceaux ne sont pas de la même couleur! Le velours peut être uni, ou imprimé, avec des motifs, des lignes ou des dégradés.
Il peut aussi être pailleté :
Soit avec de minuscules paillettes réparties sur le tissu, ce qui donne un effet brillant discret, assez à la mode en ce moment
Soit avec de plus gros motifs en paillettes collés dessus
Le lycra
Le lycra est certainement le tissu le plus utilisé dans les justaucorps. Il est également extensible dans les 2 sens. Il peut être :
Plat, c’est-à-dire sans paillettes, uni ou imprimé (avec des motifs, des bandes ou des dégradés)
Pailleté / Pelliculé : Ce type de tissu était auparavant très utilisé mais l’est de moins en moins maintenant que la mode est aux justaucorps littéralement recouverts de strass… Les paillettes sont une pellicule d’aluminium colorée ou non et plastifiée qui a été collée au tissu en certains points. Elle ne supporte pas très bien la chaleur, il vaut donc mieux éviter les peintures à fixer au fer. Le pelliculage est relativement gros, en nid d’abeille. Le tissu donne une impression « plastique », au toucher, et, selon la taille des paillettes, peut plus ou moins perdre son élasticité.
Les paillettes peuvent être de la même couleur que le lycra ou d’une couleur différente. Dans ce cas, la couleur qu’on voit de loin sera le mélange des 2 couleurs (par exemple un tissu bleu pelliculé rose apparaîtra violet de loin). Le tissu est généralement uni, mais les paillettes peuvent être imprimées (motifs, dégradés, bandes, etc). Les paillettes peuvent également être uniquement plastifiées, sans base métallique, donnant un aspect « mouillé » au tissu.
Hologramme : ce tissu est quasiment identique. La feuille métallique comporte en plus des dessins en hologramme, ce qui donne une brillance plus colorée.
Poudré / Multipoint : le tissu est du même genre, mais les points sont vraiment très fins, et répartis de façon moins géométrique. La couleur du tissu est donc plus visible, et l’élasticité de celui-ci est généralement moins impactée.
lézard : les paillettes peuvent aussi être beaucoup plus grosses, et donner une impression de peau de lézard ou de serpent.
Diamantine : l’effet pailleté est obtenu avec de petits points de colle recouverts de paillettes, généralement transparentes et irisées, ce qui donne à la brillance un ton bleu/vert. Les paillettes se sentent au toucher, et peuvent parfois gratter sur l’endroit du tissus (mais pas sur l’envers). Il vaut donc mieux l’éviter pour le dessous des bras lorsqu’il n’y a pas de manches, par exemple. Les paillettes supportent le fer à repasser (ne brûlent pas) mais s’aplatissent et les reflets tournent au jaune/orange au lieu du vert/bleu initial, le rendu du tissu est donc totalement différent.
Le voile
Le voile est utilisé pour sa transparence, principalement pour les zones qu’on souhaite transparentes (en évitant généralement la zone de la poitrine, et la culotte), les jupettes, ou uniquement le bas de celles-ci (cela donne une impression de légèreté), on peut aussi superposer du voile d’une couleur sur un lycra d’une autre couleur, pour faire des effets, et évidemment on utilise le voile couleur chair sur toutes les zones où on veut donner une impression de « peau nue ». On parle généralement de « voile » dans le langage courant, mais la plupart du temps s’agit de résille fine (voir point suivant) : Le voile ne comporte aucun trous visibles à l’œil nu. C’est un tissage type lycra, mais avec du fil moins épais et / ou un tissage moins serré, ce qui donne l’effet de transparence :
Le voile peut lui aussi être pailleté, soit par petits points, soit avec des dessins plus élaborés. Il s’agit là aussi de zones encollées saupoudrées de paillettes (qui peuvent donc gratter). Il en existe de plusieurs couleurs, mais, moins que pour la résille. Les plus courantes sont noir, blanc et chair. Le voile a tendance à être délaissé au profit de la résille fine, car il a un rendu brillant, et donne un côté artificiel (plastique) quand il est utilisé en couleur chair sur les bras ou jambes. Il est en revanche plus résistant que la résille fine.
La résille
La résille fine comporte des trous visible à l’œil nu (moins d’1 mm) :
Il existe plusieurs tailles de résille, notamment des très grosses, donc avec le vendeur, il ne faut pas oublier de préciser qu’on parle de résilles très fines. Ce tissu est mat et a donc un effet très naturel en version chair sur les bras et jambes. Il en existe de plusieurs couleurs, beaucoup plus que dans les voiles. Il peut en exister des pailletées (avec généralement des points de paillettes plus fins que pour le voile), et également des métallisées.
Divers
Il existe encore énormément d’autres tissus utilisables, des dentelles, broderies ou autres tissus brodés de paillettes. Le plus important est que le tissu doit être extensible dans les 2 sens.
Attention tout de même à ne pas coudre des tissus brodés de sequins à la machine, elle risque de ne pas apprécier…
Une fois que le modèle est dessiné, vient l’étape du choix des couleurs. On dessine souvent un justaucorps en ayant déjà en tête les couleurs qu’on veut y mettre, mais il n’est pas interdit d’y revenir pour essayer d’autres couleurs, on peut parfois avoir de très bonnes surprises !
Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, on est d’accord, c’est pourquoi je parlerai uniquement de ce qui se fait le plus souvent.
Les justaucorps unis (ou avec de très petites variations, dans la même gamme de tons) :
Sans aucun doute, la couleur la plus utilisée dans ce cas reste le noir : sobre, classe, élégant, les strass ressortent très bien dessus. Si on veut de l’originalité, on ne pourra jouer que sur les découpes !
Attention, du point de vue du photographe, le tout noir, particulièrement en académique, risque de poser problème à l’autofocus, notamment si le gymnase lui-même est déjà sombre.
Pour se démarquer un peu du noir en restant dans le sobre, on peut utiliser des couleurs toujours foncées, bleu marine, violet foncé, bordeaux, anthracite, ou bien du noir avec quelque chose en plus (noir pailleté ou pelliculé argent, pailleté bleu etc…). Le rouge est aussi très utilisé dans les justaucorps unis, très dynamique, beaucoup de caractère. Le blanc, enfin, représente la pureté, généralement utilisé pour un enchaînement doux. Les couleurs les moins utilisées pour un justaucorps uni sont sans doute les couleurs très vives (jaune, orange, vert pomme), fluo, doré et argenté. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas les utiliser, néanmoins je trouve dommage d’utiliser une couleur vive ou fluo sans la rehausser à l’aide d’une autre couleur plus sombre ou plus douce à côté.
Les justaucorps bicolores :
Ils représentent sans doute la grande majorité des justaucorps. Avec 2 couleurs, difficile de se tromper : à peu de choses près, tout est possible. En général on joue sur le contraste : noir/blanc, couleur vive ou fluo/couleur sombre, couleur pastel/couleur soutenue, or ou argent/couleur sombre. Généralement ces combinaisons marchent très bien.
Des associations de couleurs subtiles peuvent aussi fonctionner : blanc/bleu clair ou autre couleur pastel pour un rendu très doux, ou deux couleurs claire/foncée d’une même gamme de ton (par exemple turquoise/bleu pétrole).
Attention au noir qui, pour le coup, s’associe très difficilement à deux couleurs très proches : bleu marine ou marron. Attention aussi à ne pas utiliser deux couleurs trop vives ou lumineuses (fluo) ensembles, sans une troisième couleur plus sombre ou neutre pour les faire ressortir.
Les justaucorps à 3, 4, 5 couleurs :
Généralement lorsqu’il y a plus de 2 couleurs dans un justaucorps, l’idéal est de choisir une ou deux couleurs dominantes, qui seront majoritaires sur le justaucorps, et laisser le reste en motifs, détails etc. Si plus de 3 couleurs sont utilisées à part égale, cela risque d’être fatigant visuellement… mais ça dépend aussi de la coupe ! Pour choisir ses couleurs, rien de tel que de mettre des couleurs côte à côte, et de garder l’association de couleurs à laquelle on est sensible. Ne pas hésiter à essayer des couleurs même très différentes, parfois cela peut très bien fonctionner. On peut très bien avoir des couleurs appartenant à la même gamme de tons, plus une couleur qui contraste totalement.
Les combinaisons possibles sont infinies ! Ne pas hésiter à jouer avec les couleurs, TOUTES les couleurs.
Les justaucorps multicolores
A partir du moment où on dépasse 5-6 couleurs tranchées, on parle de multicolore. Si vous vous engagez dans cette voie, 2 solutions s’offrent à vous :
La version « soft » : le justaucorps a une base neutre (noir, blanc, couleur neutre), et ce sont les détails qui sont multicolores (fleurs, petites formes géométriques, ou simplement tissu imprimé multicolore). C’est sans doute la version du multicolore la plus facile à réaliser et… à assumer.
La version « clown » : Les couleurs sont franches, réparties de façon à peu près équivalente, et généralement dans des formes géométriques nettes. C’est un style qu’il faut savoir assumer jusque dans la musique et la façon de vivre son enchaînement, sinon ça ne sert à rien de porter un tel justaucorps Seule recommandation avec ce type de couleurs : attention, au niveau des dessins, à ne pas s’éloigner trop des découpes « standard », qui, bien que classique, ont tendance à mettre en valeur le corps de la gymnaste, contrairement à des découpes trop géométriques, qui peuvent faire bizarre, plus que les couleurs elles-mêmes, une fois portées.
Avant toute chose, pour répondre aux multiples « je n’ai pas Photoshop, je ne peux donc pas dessiner de justaucorps », je rappelle que le matériel nécessaire pour dessiner un justaucorps est « un papier, un crayon ». Rien d’autre ! On peut faire de très beaux modèles avec ce simple matériel…
Je débute quasiment toujours un dessin sur papier, d’ailleurs. A l’inverse, avoir photoshop ne fera pas de vous un as du dessin de justaucorps, miraculeusement. C’est comme tout, ça s’apprend. Au début ça n’est pas forcément une réussite, mais il faut persévérer !
Le mannequin :
Je propose ce mannequin, à utiliser sur l’ordinateur ou à imprimer, qui devrait vous aider à démarrer un dessin avec les bonnes proportions :
Télécharger tous les mannequins couleur en HD :
Télécharger tous les mannequins papier :
Si vous venez à publier un dessin utilisant ce mannequin, merci de ne pas en supprimer la mention « mannequin par creapik », particulièrement pour les professionnels.
Le dessin :
Laissez libre cours à votre imagination ! Si vous n’avez pas d’idée de prime abord, vous pouvez commencer à rassembler des modèles de justaucorps qui vous plaisent, en en prenant un morceau de celui-ci, un autre de celui-là… essayez de tout combiner, gommez ce qui ne vous plaît pas, recommencez, vous finirez peut être même par obtenir un modèle dans lequel on ne reconnaîtra même plus les différentes inspirations !
Beaucoup de justaucorps reprennent les coupes de vêtements existants (bolero, bustier, dos nu, bikini, décolleté, ceinture…), n’hésitez pas à vous en inspirer, partez d’une coupe « classique » et ajoutez-y des motifs, cela fonctionne très bien.
Mais si l’envie vous prend, n’hésitez pas à vous éloigner de ces coupes prédéfinies !
Le dos :
Le dos n’est généralement pas très compliqué… Il suffit juste de se re-motiver pour refaire le même dessin… en légèrement différent. Généralement, on peut très bien s’en sortir avec un style dos nu ou, en tout cas, plus décolleté que le devant. C’est la mode actuelle, ça fait très féminin. Après, il faut faire attention à ce que les motifs amorcés sur le devant trouvent une continuité dans le dos, pour qu’il n’y ait pas de coupures sur les côtés. Il faut parfois reprendre certains dessins sur le devant pour garder une certaine continuité dans le dos.
Une fois n’est pas coutume, préparation d’un gala en utilisant scie, fer à souder, cutter et fils électriques au lieu (ou plutôt « en plus ») des habituels ciseaux, machine à coudre, peinture Tulip et fer à strass.
Gros défi technique, pour ma part… Je n’avais pas fait de montage électronique depuis la fin du collège, et le matériel trouvé sur internet n’était pas prévu pour être monté sur un cerceau…
Premier défi : J’avais besoin d’une longueur de ruban LED de 2m50 (circonférence d’un cerceau de 80cm). Je n’ai trouvé sur internet que des rubans de 1m (cause rupture de stock), j’en ai donc acheté 3. Chacun était alimenté par un boîtier de 3 piles AA côte à côte. Il était évidemment impossible de faire rentrer ces 3 boîtiers sur un cerceau, il allait donc falloir bricoler ça.
Difficile également de mettre 3 x 3 piles AA sur un cerceau, cela risquait d’être beaucoup trop lourd.
J’ai donc testé une bande de LED en court-circuitant une partie du boîtier pour pouvoir mettre moins de piles (C’est contre-intuitif, mais dans ce type de boîtier, même si elles sont côte à côte, les piles sont en série !)… J’ai donc testé avec :
1 pile : ça ne s’allumait pas
2 piles : ça s’allumait faiblement
Donc il fallait bien 3 piles, pour chaque bande, dont 9 au total. Beaucoup trop.
2ème idée : souder les rubans LED ensembles pour en faire un seul, avec une seule alimentation, quitte à mettre un peu plus de 3 piles au total si nécessaire.
Il faut savoir que les rubans LED sont prévus pour pouvoir être coupés régulièrement (entre chaque LED sur mon modèle), et ne nécessitent pas d’être « arrêtés » d’une façon particulière. Pour souder 2 rubans ensembles, il suffit de les mettre côte à côte et de bien aligner les plaques de cuivre dans le bon sens (le + à côté du +, R à côté du R, etc), de scotcher sur l’envers pour que ça ne bouge pas, puis de souder à l’étain pour faire la liaison entre les 2 « + », les 2 « R » etc.
Dans le cas d’un ruban monochrome, il faut surtout veiller à ne pas faire de court-circuit entre le « + » et les autres plaques en cuivre. Par contre on peut très bien faire un « gros pâté » sur le « R », le « G » et le « B ». Par contre, si le ruban est prévu pour changer de couleur, rien ne doit dépasser entre les différentes plaques.
Après avoir soudé les 3m de LED, tout fonctionnait très bien avec 3 piles seulement. Plus qu’à poser le tout sur le cerceau.
Le ruban LED étant autocollant, il était facile à poser, mais ça n’est pas suffisant pour tenir sur un cerceau qui sera manipulé. J’ai donc choisi de mettre du scotch transparent pour protéger les LED tout en laissant passer la lumière, et du scotch blanc entre les LED, pour protéger les autres composants, et fixer le tout.
Pour relier tout ça, j’ai utilisé des fils électriques… récupérés, soit sur les boîtiers d’alimentation des 3 bandes LED, soit en dépouillant un vieux chargeur de portable.
Jusque là, tout fonctionnait très bien… Seulement il y avait des fils partout, et le boîtier de piles qui traînait était un peu handicapant pour manipuler le cerceau… Il a donc fallu tout intégrer dans le cerceau, en répartissant bien les piles pour que le cerceau soit équilibré.
J’ai donc choisi de creuser 3 emplacements sur le cerceau, et glisser dans chacun un boîtier d’alimentation pour 1 pile (acheté sur internet), les relier en série, puis remettre le morceau du cerceau découpé. Ceci afin de pouvoir changer les piles au dernier moment si elles se vidaient trop avant le gala.
Pour pouvoir l’allumer et l’éteindre à ma guise j’ai également creusé un petit trou, et fait passer un interrupteur récupéré sur un des boîtiers d’alimentation. J’ai un peu limé le bouton pour qu’il dépasse moins, et fait passer tous les fils à l’intérieur du cerceau.
Problèmes :
Le cerceau est en fait un tube, droit qu’on a tordu puis refermé sur lui même pour qu’il adopte une forme circulaire. Il est donc en permanence en contrainte. Je ne le savais pas, découper des morceaux dans la longueur du tube en réduit donc sa résistance. Les parties découpées, plus fragiles, se sont donc fortement courbées sous la contrainte. Conséquence : le cerceau est devenu triangulaire. Et ce n’était pas le seul problème…
Les boîtiers pour 1 pile ne rentraient pas dans le tube. Même en force. Même limés. J’ai essayé de m’affranchir de ces boîtiers en scotchant les fils directement sur les piles. Les piles sont enfin rentrées dans le tube. J’ai essayé de remettre les morceaux de cerceau découpés, en forçant pour lui faire reprendre sa forme initiale. Il restait néanmoins très triangulaire.
J’ai essayé de le tordre un peu plus, dans l’autre sens, pour lui faire reprendre sa forme, ça n’a pas marché, et pire : la moitié du cerceau refusait de s’allumer : En tordant le cerceau, j’ai fait claquer la bande de LED, pas élastique du tout. Elle s’était déchirée au niveau des plaques de cuivre, sans doute plus fragiles, en plusieurs endroits. J’ai à nouveau soudé les endroits qui avaient lâché, et comme je ne pouvais rien faire pour récupérer la forme du cerceau, j’en ai acheté un nouveau.
Nouveau cerceau.
J’ai changé de tactique pour l’alimentation : J’ai gardé le système des piles avec des fils scotchés aux extrémités, pour l’alimentation, mais découpé, cette fois, complètement le cerceau, avant de rentrer la pile en force dedans (c’était pile la bonne taille, en tout cas les cerceaux Eurogym) pour raccorder les 2 parties. J’ai ensuite bien scotché la jointure, en laissant dépasser les fils, et recommencé pour les 2 autres piles.
J’ai récupéré délicatement la bande LED collée sur l’ancien cerceau, l’ai collé sur le nouveau, et ai soudé les morceaux qui se sont déchirés.
Ça a enfin fonctionné !
Pas longtemps, car les soudures étaient quand même trop fragiles pour supporter les chocs que supporte normalement un cerceau.
Pour espérer faire un passage entier avec le cerceau allumé le jour J, j’ai choisi de ne pas m’entraîner du tout avec, mais de ne faire que le passage devant le public avec, toutes lumières éteintes.
Et au final…
Vidéo : Malheureusement, le travail corporel n’est quasiment pas visible, mais il l’était sur place ! 🙂
Note : les cerceaux lumineux de hula hoop existaient déjà à l’époque, mais ne correspondaient pas à ce que je voulais (lumière blanche, fixe, et intérieure), donc j’ai préféré le faire moi-même, même si cela s’est révélé plus compliqué que prévu.
Cette liste regroupe indifféremment les créatrices, couturières, entreprises de fabrication ou vendeurs de justaucorps. Tous ne sont pas susceptibles de réaliser un justaucorps sur un modèle déjà fourni, particulièrement si ce modèle est public et qu’il peut donc avoir déjà été réalisé. Leur politique est généralement précisée sur leur site donc n’hésitez pas à bien lire avant de les contacter.
Pour apparaître dans cette liste, ainsi que pour toute demande de modification, contactez-moi.
Comme dit l’adage, « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même », pourquoi ne pas essayer de fabriquer son justaucorps ? Pourquoi laisser au placard un vieux justaucorps qui pourrait resservir si on le mettait au goût du jour ? Créer un justaucorps, ce n’est pas forcément facile, il faut du matériel, il faut du temps, de la patience… et surtout il ne faut pas avoir peur de se lancer…
Si malgré tout vous ne vous sentez pas prêt(e) à passer à la couture, voici une liste de professionnels du justaucorps. Cette liste n’est pas exhaustive, tous ne font pas du sur mesure, et ceux qui le font n’acceptent pas forcément de créer des justaucorps selon un croquis qu’ils n’ont pas eux-mêmes réalisés. Veillez à bien consulter leurs pages avant de faire votre demande.